Le ministre Van Peteghem taille dans les cabinets et prône une discipline budgétaire stricte

Sur proposition du ministre du Budget, Vincent Van Peteghem, le Conseil des ministres a approuvé aujourd'hui deux mesures budgétaires encourageant tous les ministres et les services publics à faire preuve d'une stricte prudence budgétaire. Il s'agit d'une part d'une réduction de 30 % du coût des cabinets ministériels, ce qui représente une économie de 21 millions d'euros, et d'autre part d'un abaissement du plafond des dépenses pouvant être engagées sans l'accord du ministre du Budget.
L'objectif de ce gouvernement est de protéger notre État-providence à long terme par une combinaison de réformes et d'économies. Remettre le budget sur les rails n'est pas une intention irréfléchie, et le ministre Van Peteghem sera strict à ce sujet. C'est pourquoi un premier budget est élaboré rapidement et le ministre prend dès aujourd'hui des mesures de discipline budgétaire.
Une première mesure consiste à s'orienter vers une plus grande austérité politique en réduisant les crédits des cabinets, tant en termes de frais de fonctionnement que de frais de personnel. En travaillant sur un amendement aux douzièmes provisoires, les coûts des cabinets pourraient être réduits de 30 % dès 2025, ce qui représenterait une économie de 21 millions d'euros par an. En outre, il est également demandé de faire preuve d’une discipline stricte en matière de marchés publics et de contrats de travaux, de fournitures et de services dans le cadre de ces nouveaux crédits.
Une deuxième mesure consiste à réduire les dépenses. Pour ce faire, une limite inférieure est fixée pour les dépenses que les services et organismes publics peuvent engager sans accord préalable. Aujourd'hui, un accord du Conseil des ministres est nécessaire pour les dépenses supérieures à 10 millions d'euros. Cette barre sera désormais fermement abaissée de manière temporaire. Pour les dépenses à partir de 320.000 euros, un accord du ministre du Budget sera nécessaire. Cette prudence budgétaire s'applique en période d'affaires courantes et s'arrête normalement au début d'un nouveau gouvernement. Mais le ministre Van Peteghem estime qu'il est opportun de maintenir cette discipline même au moment où le gouvernement est en train d'élaborer son premier budget.
« Notre pays est confronté à une tâche budgétaire difficile mais indispensable. Cette tâche exige du sérieux et de la concentration. Nous connaissons l'évolution des chiffres, il est donc crucial de prendre des décisions rapides et de mettre en œuvre des politiques qui inversent la tendance. C'est pourquoi nous avançons rapidement sur notre premier budget et, grâce à des économies immédiates et à une prudence fiscale dans les dépenses publiques, nous veillons à ce que la situation ne déraille pas davantage dans l'intervalle. »
Vice-premier ministre et ministre du Budget, chargé de la Simplification administrative